Transition constitutionnelle

La période de transition constitutionnelle qui s'étend de 1789 à 1792 marque un tournant décisif dans l'histoire de France. Après la prise de la Bastille et l'abolition des privilèges, l'Assemblée constituante entreprend de transformer la monarchie absolue de droit divin en un régime où le pouvoir du roi est encadré par une constitution. Ce système hybride, inspiré des idées des Lumières et de l'expérience anglaise, instaure une séparation des pouvoirs entre le monarque, qui conserve le pouvoir exécutif, et une Assemblée législative élue au suffrage censitaire, chargée de voter les lois et l'impôt. Des textes majeurs comme la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 posent les bases de ce nouvel ordre, tandis que la Constitution de 1791 formalise les limites du pouvoir royal, notamment via le droit de veto suspensif et la nécessité de convocation des états généraux. Malgré ses ambitions réformatrices, cette monarchie constitutionnelle reste fragile face aux résistances de l'aristocratie, aux pressions extérieures et aux radicaux révolutionnaires, avant de tomber en 1792 avec la proclamation de la Première République.

À retenir

Première tentative d'instaurer un pouvoir limité par une loi fondamentale.

Source

Révolution française

Voir la source complète
← Précédent