Accueil

Le langage déforme la perception visuelle

Nous croyons voir le monde tel qu'il est, avant de le nommer. La linguistique cognitive démontre que la langue utilisée active des filtres perceptifs spécifiques. Les locuteurs de langues possédant de nombreux mots pour les bleus distinguent plus vite des nuances chromatiques que ceux d'une langue sans cette distinction. Plus surprenant, la direction de l'écriture influence le balayage oculaire : les lecteurs de langues s'écrivant de droite à gauche scannent les visages dans l'ordre inverse de ceux qui lisent de gauche à droite. Le vocabulaire agit comme un prisme cognitif qui hiérarchise l'information sensorielle brute. La langue ne décrit pas simplement la réalité, elle programme notre attention et structure notre expérience subjective en temps réel.

À retenir

Parler une langue, c'est choisir ce que l'on regarde.

Source

Effet Dunning-Kruger

Voir la source complète
Précédent
Suivant