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Le biais de planification

Nous anticipons systématiquement les projets comme plus rapides et moins coûteux qu’ils ne le seront, malgré nos expériences passées. Ce pessimisme optimiste naît d’une focalisation sur le scénario idéal : on liste les tâches principales mais on oublie les imprévus, les interruptions et les ajustements nécessaires. Un étudiant estime finir un mémoire en trois semaines alors que la réalité impose deux mois. La psychologie cognitive attribue ce décalage à la visibilité du début de projet : les obstacles apparaissent progressivement. Pour contrer cette tendance, il faut adopter une perspective externe, comparer son projet à des similaires et ajouter une marge de sécurité réaliste plutôt que de se fier à son enthousiasme initial.

À retenir

Notre optimisme initial cache invariablement les obstacles futurs.

Source

Effet Dunning-Kruger

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