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La solitude nourrit le lien

Le lien social est vu comme le remède à la fragilité existentielle. Pourtant, se fondre dans l’autre sans se connaître d’abord crée une dépendance qui étouffe. La vraie rencontre n’a lieu que lorsque deux solitudes, pleinement assumées, se frôlent sans se confondre. Le contre-sens : on croit exister mieux à deux parce que l’autre valide notre présence. En réalité, c’est dans le retrait que l’on devient poreux au monde. Exemple : un artiste qui ne crée qu’isolé délivre une œuvre qui résonne en foule. L’existence se dilate quand on cesse de chercher à combler un vide pour partager un plein.

À retenir

On ne se relie pas pour exister, on existe pour se relier.

Source

Effet Dunning-Kruger

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