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Le biais du risque zéro

Face à l'incertitude, les individus et les décideurs privilégient systématiquement la réduction d'un petit risque à zéro plutôt que la réduction d'un grand risque par un faible pourcentage. Cette perception erronée provient d'une aversion cognitive pour le risque nul. Si une maladie affecte un million de personnes avec une mortalité de un pourcent, éliminer totalement cette mortalité semble prioritaire, même si elle coûte cher. Pourtant, allouer les mêmes ressources à réduire un risque de mortalité de cinq pourcents à quatre pourcents sauverait dix fois plus de vies. Les budgets de santé ou de sécurité gaspillent des millions à éteindre des risques insignifiants au détriment de menaces majeures. La nuance fondamentale est que l'allocation optimale des ressources maximise le gain marginal en vies ou en utilité, pas le nombre de risques éradiqués.

À retenir

L'efficacité réside dans le gain marginal obtenu, pas dans l'élimination totale des risques.

Source

Effet Dunning-Kruger

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